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Glossaire – Rencontre avec les fondateurs de l’Institut Charcot

Biologie et mécanismes de la maladie

 Neurones moteurs (motoneurones)
Cellules nerveuses qui transmettent les ordres du cerveau aux muscles pour permettre le mouvement.

Cellules souches iPS (cellules pluripotentes induites)
Cellules adultes reprogrammées pour retrouver un état proche de celui des cellules embryonnaires, capables de se transformer en différents types de cellules, dont des neurones.

Cellules gliales
Cellules du système nerveux qui entourent et soutiennent les neurones. Elles jouent un rôle clé dans leur fonctionnement et peuvent participer à la maladie.

Système immunitaire
Ensemble des mécanismes de défense de l’organisme. Dans la SLA, certaines réponses immunitaires pourraient contribuer à la progression de la maladie.

 

Génétique et protéines

Mutation génétique
Modification d’un gène pouvant altérer le fonctionnement d’une protéine.

Gènes FUS et TDP-43
Gènes impliqués dans la production de protéines essentielles au fonctionnement des neurones. Leur altération est liée à certaines formes de SLA.

Protéine TDP-43
Protéine clé dans la régulation de l’ARN. Dans la SLA, elle s’accumule de manière anormale dans les neurones, contribuant à leur dégénérescence.

Agrégation protéique
Accumulation anormale de protéines dans les cellules, souvent toxique.

 

Méthodes et outils de recherche

Modèles précliniques
Modèles expérimentaux (cellules, animaux comme le poisson zèbre) utilisés pour étudier la maladie avant les essais chez l’humain.

Poisson zèbre
Modèle animal largement utilisé en recherche pour étudier les maladies génétiques, en raison de sa transparence et de son développement rapide.

Cibles thérapeutiques
Mécanismes ou molécules identifiés comme pouvant être modifiés pour développer un traitement.

 

Données, cohortes et biomarqueurs

Cohorte (ex : PULSE)
Groupe de patients suivis sur une longue période pour mieux comprendre une maladie et tester des approches thérapeutiques.

Suivi longitudinal
Observation d’un même groupe de patients dans le temps.

Biomarqueurs
Indicateurs mesurables (biologiques, d’imagerie, physiologiques) permettant de diagnostiquer une maladie, d’en suivre l’évolution ou d’évaluer un traitement.

Facteurs de risque génétiques
Variations génétiques pouvant augmenter la probabilité de développer la maladie.

 

Fonctionnement du corps et symptômes

Symptômes non moteurs
Manifestations de la maladie qui ne concernent pas directement le mouvement (fatigue, troubles du sommeil, métabolisme…).

Métabolisme énergétique
Ensemble des processus par lesquels le corps produit et utilise de l’énergie.

Hypermétabolisme
État dans lequel le corps consomme plus d’énergie que la normale, observé chez certains patients atteints de SLA.

Troubles du sommeil
Altérations du sommeil pouvant apparaître avant les symptômes moteurs.

 

Technologies et analyse avancée

Imagerie biomédicale
Techniques permettant de visualiser le cerveau et la moelle épinière (IRM, etc.).

Électrophysiologie
Étude de l’activité électrique des neurones et des muscles.

Modèles statistiques avancés
Méthodes mathématiques utilisées pour analyser des données complexes.

 

Recherche clinique et traitements

Stratégies thérapeutiques innovantes
Approches nouvelles visant à ralentir ou traiter la maladie.

Essais cliniques
Études menées chez les patients pour tester l’efficacité et la sécurité de nouveaux traitements.

Thérapie génique
Technique visant à corriger ou modifier des gènes pour traiter une maladie.

 

Fonctionnement neuromusculaire

Jonction neuromusculaire
Zone de contact entre un neurone moteur et un muscle, permettant la contraction musculaire.

Diaphragme
Muscle essentiel à la respiration, souvent touché dans la SLA.

Connaissez-vous le lien entre ADN, ARN, et protéine ?

L’ADN, la base de tout

L’ADN est l’Acide DésoxyriboNucléique. Il s’agit d’une très longue molécule à deux brins, en double hélice, fabriquée à partir de quatre bases azotées : l’adénine, la thymine, la guanine et la cytosine. L’ADN porte notre information génétique, organisée en séquences : les gènes. On peut voir cet ensemble comme un grand mode d’emploi où chaque gène correspond à un chapitre permettant de fabriquer un élément avec une fonction particulière. À noter que l’ADN se trouve dans le noyau des cellules.

L’ARN, l’intermédiaire obligatoire

L’ARN est l’Acide RiboNucléique. C’est une longue molécule à un seul brin, qui est la copie d’un brin de l’ADN. La différence entre les deux, outre le nombre de brin, est une des bases azotées : chez l’ARN, la thymine est remplacée par l’uracile. De plus, l’ARN peut sortir du noyau et aller dans le cytoplasme de la cellule pour être utilisé.

Les protéines, les ouvrières de l’organisme

Enfin, les protéines sont de grosses molécules qui ont toutes une fonction précise, comme des ouvrières spécialisées du corps humain. Il s’agit en fait de longues chaînes de molécules appelées les acides aminés. On peut le voir comme un long collier de perles où chaque perle est un acide aminé. Ce long collier se replie sur lui-même, encore et encore, jusqu’à obtenir sa forme définitive : une structure 3D bien définie. Parfois, il faut que plusieurs brins repliés s’associent pour former une protéine finale. L’enchaînement des acides aminés et la façon dont la protéine est repliée sont fondamentaux pour qu’une protéine fonctionne correctement : si un acide aminé est différent ou si le repliement n’est pas le bon, la protéine peut devenir inutile ou même toxique. La quantité de protéine est également importante, un surplus ou un manque pouvant avoir de graves conséquences.

De l’ADN à la protéine

Ces trois molécules sont liées entre elles via une chaîne : l’ADN contient l’information pour fabriquer la protéine, et l’ARN est une étape intermédiaire dans la fabrication. Tout d’abord, un des brins d’ADN est copié, en remplaçant la thymine par l’uracile pour obtenir l’ARN. Cette étape s’appelle la transcription. On obtient alors un « pré-ARN » qui est un enchaînement de parties codantes utiles et de parties non codantes inutiles. Ce pré-ARN subit alors une étape de découpage-collage pour éliminer les morceaux inutiles et recoller les morceaux utiles entre eux. Cette étape s’appelle l’épissage et donne un ARN mature. Enfin, cet ARN mature est « lu » pour fabriquer la protéine : c’est l’étape de traduction. En général, le nom du gène est le même que celui de l’ARN, et souvent aussi le même que celui de la protéine. Il faut donc être attentif en lisant des études scientifiques parlant de ces molécules.

Figure réalisée avec BioRender.com