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Connaissez-vous le lien entre ADN, ARN, et protéine ?

L’ADN, la base de tout

L’ADN est l’Acide DésoxyriboNucléique. Il s’agit d’une très longue molécule à deux brins, en double hélice, fabriquée à partir de quatre bases azotées : l’adénine, la thymine, la guanine et la cytosine. L’ADN porte notre information génétique, organisée en séquences : les gènes. On peut voir cet ensemble comme un grand mode d’emploi où chaque gène correspond à un chapitre permettant de fabriquer un élément avec une fonction particulière. À noter que l’ADN se trouve dans le noyau des cellules.

L’ARN, l’intermédiaire obligatoire

L’ARN est l’Acide RiboNucléique. C’est une longue molécule à un seul brin, qui est la copie d’un brin de l’ADN. La différence entre les deux, outre le nombre de brin, est une des bases azotées : chez l’ARN, la thymine est remplacée par l’uracile. De plus, l’ARN peut sortir du noyau et aller dans le cytoplasme de la cellule pour être utilisé.

Les protéines, les ouvrières de l’organisme

Enfin, les protéines sont de grosses molécules qui ont toutes une fonction précise, comme des ouvrières spécialisées du corps humain. Il s’agit en fait de longues chaînes de molécules appelées les acides aminés. On peut le voir comme un long collier de perles où chaque perle est un acide aminé. Ce long collier se replie sur lui-même, encore et encore, jusqu’à obtenir sa forme définitive : une structure 3D bien définie. Parfois, il faut que plusieurs brins repliés s’associent pour former une protéine finale. L’enchaînement des acides aminés et la façon dont la protéine est repliée sont fondamentaux pour qu’une protéine fonctionne correctement : si un acide aminé est différent ou si le repliement n’est pas le bon, la protéine peut devenir inutile ou même toxique. La quantité de protéine est également importante, un surplus ou un manque pouvant avoir de graves conséquences.

De l’ADN à la protéine

Ces trois molécules sont liées entre elles via une chaîne : l’ADN contient l’information pour fabriquer la protéine, et l’ARN est une étape intermédiaire dans la fabrication. Tout d’abord, un des brins d’ADN est copié, en remplaçant la thymine par l’uracile pour obtenir l’ARN. Cette étape s’appelle la transcription. On obtient alors un « pré-ARN » qui est un enchaînement de parties codantes utiles et de parties non codantes inutiles. Ce pré-ARN subit alors une étape de découpage-collage pour éliminer les morceaux inutiles et recoller les morceaux utiles entre eux. Cette étape s’appelle l’épissage et donne un ARN mature. Enfin, cet ARN mature est « lu » pour fabriquer la protéine : c’est l’étape de traduction. En général, le nom du gène est le même que celui de l’ARN, et souvent aussi le même que celui de la protéine. Il faut donc être attentif en lisant des études scientifiques parlant de ces molécules.

Figure réalisée avec BioRender.com 

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